Location nue en France

Revenus locatifs nets :
combien reste-t-il ?

Du loyer annoncé au revenu disponible : suivez les frais, le prêt et la fiscalité dans un scénario modifiable. Un bénéfice imposable ne signifie pas forcément de l’argent à dépenser.

Loyers encaissésCharges du propriétaireCapital et intérêtsTrésorerie après impôt

Le loyer n’est pas votre revenu disponible

Le loyer hors charges est la recette du logement. Les jours sans locataire réduisent cette recette ; les frais de gestion et les dépenses restant au propriétaire réduisent ensuite le résultat d’exploitation. Celui-ci permet de lire le bien avant de tenir compte de son financement.

Pour savoir ce que vous pouvez réellement utiliser, il faut encore payer le prêt, son assurance et la fiscalité, puis garder la réserve prévue. Le revenu disponible présenté ici est cette trésorerie annuelle divisée par douze. Une valeur négative signifie que vous devez compléter les loyers avec votre propre argent.

Le résultat fiscal suit une autre logique

Au micro-foncier, l’abattement de 30 % remplace les déductions de dépenses. Au réel ordinaire, le calcul retient les charges admises, les intérêts et l’assurance du prêt. Le capital remboursé diminue votre dette ; il n’est pas une charge foncière. Une réserve simplement épargnée ne réduit pas non plus la base imposable.

Le scénario porte sur une location nue d’habitation détenue directement, pour un particulier résident de France soumis aux prélèvements sociaux ordinaires. Il exclut le meublé, la SCI à l’IS et les dispositifs fiscaux particuliers. Le taux marginal reste une hypothèse : le calcul ne reconstitue pas l’impôt de tout le foyer.

Construisez votre scénario

Les nombres soulignés sont modifiables. Le prêt est amortissable à taux fixe, sans différé ; les fiches suivent ses douze prochaines échéances. Le loyer et les dépenses couvrent une année entière. Saisissez uniquement les frais réellement supportés par le propriétaire, sans les charges récupérées sur le locataire.

Le bien vaut € et les frais initiaux payés hors financement sont €. Vous financez % du prix, sur ans à %, avec une assurance annuelle de % du capital initial. Le loyer mensuel hors charges est €, avec jours sans loyer et une gestion de % des recettes encaissées. Chaque année, vous payez € de taxe foncière hors part récupérable, € d’assurance propriétaire, € de copropriété non récupérable et € d’autres charges déductibles. Les réparations payées et admises sont € ; vous réservez séparément € pour les dépenses futures. Les autres recettes foncières brutes du foyer sont €. Vous retenez une TMI de et le . Vous indiquez . Les prélèvements sociaux retenus sont de 17,2 %.

Prix : 1 000–10 000 000 € ; frais initiaux : 0–1 000 000 € ; financement : 0–100 % ; intérêt : 0–15 % ; durée : 1–25 ans entiers ; assurance du prêt : 0–5 % ; loyer : 0–50 000 € par mois ; vacance : 0–365 jours entiers ; gestion : 0–100 % ; taxe foncière : 0–100 000 € ; assurance propriétaire : 0–100 000 € ; copropriété : 0–100 000 € ; autres charges : 0–100 000 € ; réparations : 0–250 000 € ; réserve : 0–100 000 € ; autres recettes foncières : 0–10 000 000 €. Ces plages servent à la planification. Elles ne valident ni une offre de prêt ni la déductibilité d’une facture. Recettes foncières brutes du foyer : 12 115,07 €. Le plafond du micro-foncier est respecté, sous réserve des autres conditions.

Du loyer annoncé au résultat d’exploitation

Recettes et dépenses du logement

Loyers théoriques sur douze mois13 200,00 €
Moins les jours sans loyer1 084,93 €
Recettes prévues encaissées12 115,07 €
Frais de gestion848,05 €
Taxe foncière restant au propriétaire1 200,00 €
Assurance propriétaire250,00 €
Copropriété non récupérable800,00 €
Autres charges déductibles200,00 €
Réparations payées600,00 €
Résultat avant financement et impôt8 217,01 €

Les 30 jours sans loyer laissent 12 115,07 € de recettes hors charges. Après gestion et 3 050,00 € de frais restant au propriétaire, il reste 8 217,01 € avant le financement et la fiscalité.

Ce que le prêt consomme réellement

Les douze prochaines échéances

Capital emprunté au départ150 000,00 €
Échéance mensuelle hors assurance750,94 €
Échéances annuelles hors assurance9 011,22 €
Dont intérêts5 189,07 €
Dont capital remboursé3 822,15 €
Assurance annuelle du prêt450,00 €
Intérêts et assurance du prêt5 639,07 €
Dette après douze échéances146 177,85 €

Les douze échéances hors assurance représentent 9 011,22 €, dont 5 189,07 € d’intérêts et 3 822,15 € de capital. L’assurance du prêt ajoute 450,00 €. Le capital remboursé diminue la dette, mais ne constitue pas une charge foncière déductible.

La base imposable du régime sélectionné

Fiscalité indicative du logement

Recettes du bien12 115,07 €
Déduction retenue9 537,13 €
Résultat fiscal avant plancher à zéro2 577,94 €
Base positive soumise aux taux2 577,94 €
Impôt sur le revenu indicatif773,38 €
Prélèvements sociaux à 17,2 %443,41 €
Fiscalité indicative totale1 216,79 €

Le résultat foncier est 2 577,94 €. La fiscalité indicative porte uniquement sur sa partie positive, à votre TMI de 30 % plus 17,2 % de prélèvements sociaux.

De la fiscalité à l’argent disponible

Trésorerie et capital investi

Résultat avant financement et impôt8 217,01 €
Moins les échéances complètes du prêt9 011,22 €
Moins l’assurance du prêt450,00 €
Moins la réserve annuelle600,00 €
Trésorerie avant impôt-1 844,21 €
Moins la fiscalité estimée1 216,79 €
Trésorerie annuelle après réserve et impôt-3 061,00 €
Moyenne mensuelle-255,08 €
Capital propre et frais initiaux66 000,00 €
Trésorerie annuelle / capital investi-4,64 %

Il manque en moyenne 255,08 € par mois pour payer les dépenses, le prêt, la fiscalité estimée et la réserve. Le calcul inclut 66 000,00 € de capital investi dans le prix et les frais initiaux.

Un effort de trésorerie reste nécessaire

À ajouter chaque mois, en moyenne
255,08 €

Réexaminez le loyer réalisable, la vacance, les frais et le financement. Le remboursement du capital crée du patrimoine, mais doit être financé chaque mois.

Une réserve n’est pas une facture de travaux

La réserve est une enveloppe que vous conservez, pas une dépense déjà effectuée. Elle réduit ici l’argent utilisable mais ne crée pas de déduction fiscale. Lorsqu’une réparation est payée, saisissez-la dans les réparations et ajustez la réserve pour éviter de compter deux fois la même sortie.

La nature des travaux compte. Les frais d’entretien, de réparation et certaines améliorations peuvent être admis au réel ; une construction, une reconstruction ou un agrandissement ne sont pas traités comme ces dépenses. Le modèle ne qualifie pas vos factures. Les appels de copropriété demandent également une régularisation : utilisez les frais finalement supportés et admis, pas toutes les provisions appelées.

Le micro-foncier ne se choisit pas logement par logement

Le plafond de 15 000 € concerne les recettes foncières brutes de l’ensemble du foyer, hors charges. Certaines situations excluent ce régime. Le champ des autres recettes sert uniquement à ce contrôle ; il n’ajoute pas la trésorerie des autres biens au revenu disponible de ce logement.

Si le micro sélectionné devient indisponible, les fiches d’exploitation et de prêt restent lisibles, mais l’impôt et le cash après impôt ne sont pas présentés comme valides. Le choix reste à votre main. Une option pour le réel engage en principe trois ans ; cette simulation annuelle ne remplace pas l’examen de vos obligations.

Un déficit fiscal ne paie pas la mensualité

Au réel, un résultat négatif peut nécessiter une analyse du déficit foncier et de son imputation au niveau du foyer. Les règles distinguent notamment les intérêts des autres charges et tiennent compte des autres immeubles. Les reports antérieurs et leur utilisation doivent aussi être vérifiés.

Ici, aucune économie sur les autres revenus ni restitution n’est supposée : l’impôt du bien est ramené à zéro lorsque sa base est négative. Cela rend visible l’effort de trésorerie sans le financer par un avantage fiscal non confirmé. Le résultat fiscal négatif reste affiché dans sa fiche.

Comparez le cash et le patrimoine séparément

Le capital remboursé n’est pas perdu : il diminue la dette. Il n’est pourtant pas disponible pour payer une facture tant que vous ne vendez pas ou ne refinancez pas le bien. Un cash négatif et une réduction de dette peuvent coexister. Le rendement de trésorerie présenté ici mesure uniquement le cash annuel après réserve et impôt rapporté au capital propre et aux frais initiaux.

Ce ratio ne comprend ni hausse du prix, ni plus-value à la revente, ni coût d’opportunité, ni rendement total. Sans capital investi dans ce périmètre, il n’a pas de dénominateur et n’est pas calculé. Pour un bien déjà détenu, le capital historique du scénario n’est pas votre valeur nette actuelle : une décision de conserver ou vendre demande un autre point de comparaison.

Une moyenne mensuelle demande encore un coussin

Les loyers peuvent s’interrompre alors que le crédit continue. La taxe foncière, la copropriété et les réparations arrivent à des dates différentes. Une moyenne positive ne supprime donc pas le besoin de liquidité. Testez une vacance plus longue, une réparation et un coût de gestion plus élevé avant de considérer la somme comme un revenu régulier.

Les prélèvements sociaux ordinaires sont retenus même avec une TMI nulle. L’effet ultérieur de la CSG déductible n’est pas intégré. L’assurance maladie étrangère peut modifier le traitement social ; ce cas ne relève pas du périmètre affiché. Les subventions, recettes exceptionnelles, avantages fiscaux, déficits reportés et changements de tranche nécessitent une vérification séparée.

Méthode de calcul

Les loyers annuels sont réduits des jours sans loyer et des frais du propriétaire. Le prêt est amorti sur douze échéances ; intérêts et assurance sont distingués du capital. La fiscalité utilise le régime sélectionné, la TMI et 17,2 % de prélèvements sociaux. La trésorerie retranche les échéances complètes, la réserve et l’impôt, sans avantage fiscal de déficit supposé.

Questions fréquentes

Le revenu net est-il le loyer moins la mensualité ?
Non. La vacance, la gestion, les frais du propriétaire, les réparations, l’assurance du prêt, la fiscalité et la réserve consomment aussi du cash. Le modèle les retranche séparément.
Pourquoi puis-je payer de l’impôt alors que la trésorerie est négative ?
Le capital remboursé et la réserve utilisent de l’argent mais ne réduisent pas le résultat foncier imposable. Une location peut donc dégager un bénéfice fiscal tout en demandant un apport de trésorerie.
La réserve pour travaux est-elle déductible ?
Une somme simplement mise de côté n’est pas une dépense payée. Les travaux réalisés ont leurs propres conditions de déduction. Ne comptez pas la même sortie dans la réserve et les réparations.
Pourquoi le micro-foncier devient-il indisponible ?
Le plafond concerne les revenus fonciers bruts du foyer, pas seulement ce logement. Le modèle ajoute les autres recettes saisies et tient compte de l’exclusion indiquée. Il ne change pas automatiquement le régime sélectionné.
Un déficit me donne-t-il automatiquement un remboursement ?
Non. L’imputation dépend notamment de son origine, des autres biens, des revenus du foyer et des conditions de location. Aucun avantage provenant d’un déficit ou d’un report antérieur n’est intégré au cash affiché.
Ce calcul convient-il à une location meublée ou à une SCI à l’IS ?
Non. Il modélise une location nue ordinaire détenue directement par un particulier résident de France, sans dispositif fiscal spécial. Les BIC, l’amortissement du meublé et l’IS relèvent d’autres modèles.