Financement immobilier en France

Combien pouvez-vous emprunter
selon vos revenus ?

Estimez votre capacité d’emprunt et votre budget d’achat en tenant compte de vos revenus, de l’assurance, de votre apport et des frais. Modifiez les chiffres dans le texte pour construire votre propre projet.

Taux d’effortAssurance incluseBudget après impôtApport et frais

La capacité d’emprunt n’est pas le prix d’achat

La capacité d’emprunt est le capital que vos mensualités peuvent rembourser. Le budget d’achat dépend aussi de votre épargne, de la part du prix financée et des frais payés à la signature. Un revenu suffisant ne remplace pas le cash nécessaire ; un apport important ne rend pas une mensualité confortable.

Ce calcul étudie un achat personnel avec un prêt amortissable unique et des mensualités constantes. Il sépare trois vérifications : le taux d’effort, le budget mensuel après impôt et l’argent disponible à la signature. Le prix plafond doit respecter les trois.

VérificationBase utiliséeQuestion
Taux d’effortRevenu net avant impôt, crédits et assuranceLa charge totale reste-t-elle à 35 % ?
Budget du ménageRevenu encaissé et dépenses déclaréesLa nouvelle mensualité tient-elle dans le budget ?
Cash à la signatureÉpargne après réserve et frais estimésPeut-on payer ce qui n’est pas emprunté ?

Ce que signifient les 35 % et les 25 ans

La mesure du HCSF encadre normalement le taux d’effort à 35 % et la durée à 25 ans. Les banques disposent d’une marge de flexibilité limitée ; ce n’est pas une dérogation que ce calcul peut vous attribuer. Le scénario reste dans le cadre ordinaire, sans différé.

Dans certaines opérations où l’entrée en jouissance est retardée, un différé peut porter la durée totale au-delà de 25 ans, dans la limite prévue par le dispositif. Ce cas demande un échéancier différent et n’est pas proposé ici. Pour un financement à plusieurs prêts, les charges doivent aussi être vérifiées sur toute leur durée, pas seulement le premier mois.

Construisez votre projet dans le texte

Les chiffres soulignés sont modifiables. Saisissez le revenu net avant impôt retenu pour le crédit et, séparément, le revenu réellement encaissé. Ces deux champs restent indépendants : le modèle ne calcule pas votre impôt. L’épargne et la réserve restent aussi indépendantes : si la réserve dépasse l’épargne, le scénario est signalé sans modifier les montants. Dans la vie courante, retirez le loyer que vous cesserez de payer après l’achat et évitez de compter deux fois les charges de propriétaire.

Le foyer dispose de nets avant impôt par mois et encaisse après impôt. Chaque mois, vous prévoyez pour la vie courante et l’épargne régulière, de mensualités de crédits existants, assurance comprise, et pour copropriété, taxe foncière, assurance habitation et entretien. Vous avez d’épargne et gardez hors de l’achat. Le logement coûte et vous empruntez de son prix. Le crédit dure , au taux annuel nominal de hors assurance ; l’assurance coûte par an du capital initial pour l’ensemble des emprunteurs. Pour comparer un autre taux, vous ajoutez points. Vous provisionnez du prix pour les frais d’acquisition, de garantie du prêt, de frais de dossier et d’autres dépenses de signature non déjà comptées.

Les revenus sont de 0 à 100 000 €/mois ; les dépenses récurrentes sont de 0 à 50 000 €/mois ; l’épargne est de 0 à 10 000 000 € ; le prix est de 10 000 à 10 000 000 € ; la garantie est de 0 à 100 000 € ; les frais de dossier sont de 0 à 25 000 € ; les autres dépenses sont de 0 à 1 000 000 € ; la part du prix empruntée est de 0 à 100 % ; la durée sans différé est de 1 à 25 ans entiers ; le taux nominal est de 0 à 15 % ; la prime annuelle d’assurance est de 0 à 5 % ; la comparaison ajoute 0 à 10 points ; la provision d’acquisition est de 0 à 20 % ; la réserve est de 0 à 10 000 000 € et ne dépasse pas l’épargne. Ces bornes définissent un scénario de financement personnel ; elles ne constituent pas des plafonds légaux de revenus, d’épargne ou de frais. 90 000,00 € disponibles après réserve. Le projet ne respecte pas l’ensemble des trois vérifications du scénario.

Deux revenus, deux budgets de mensualité

Avec 4 200,00 € nets avant impôt, 35 % représentent 1 470,00 €. Après 150,00 € de crédits existants, il reste 1 320,00 € pour la nouvelle mensualité, assurance incluse. Le revenu réellement encaissé de 3 900,00 € laisse de son côté 2 100,00 € après les dépenses déclarées. Le premier calcul finance 251 130,29 € au taux saisi ; le second finance 328 593,51 € au taux de comparaison de 5,5 %. Le plus petit capital est 251 130,29 €.

Le revenu avant impôt n’est pas un salaire brut. Pour des primes ou des ressources variables, commencez avec une moyenne stable et documentée ; ne traitez pas une rentrée exceptionnelle comme un salaire durable. La banque peut retenir un montant plus prudent que celui saisi. Ici, les crédits existants restent constants sur toute la durée : un crédit qui se termine prochainement doit être étudié avec son échéancier réel.

Mensualités et revenus

Capital permis par les budgets

La limite d’effort utilise le taux saisi. Le budget encaissé utilise le taux de comparaison, assurance comprise.

Net avant impôt4 200,00 €
Crédits existants150,00 €
Budget à 35 % après crédits1 320,00 €
Net encaissé après impôt3 900,00 €
Vie courante et épargne1 400,00 €
Charges de propriétaire250,00 €
Budget disponible2 100,00 €
Capital permis par l’effort251 130,29 €
Capital permis par le budget328 593,51 €
Plus petit capital251 130,29 €
Apport et signature

Cash nécessaire à l’achat

La réserve reste disponible après l’achat. La provision notariale et les frais du prêt sont séparés.

Épargne totale100 000,00 €
Réserve conservée10 000,00 €
Cash disponible90 000,00 €
Part du prix payée soi-même30 000,00 €
Provision d’acquisition24 000,00 €
Garantie, dossier, autres3 000,00 €
Cash nécessaire57 000,00 €
Cash manquant0,00 €

La mensualité comprend l’assurance

Le prêt de 270 000,00 € sur 25 ans à 3,5 % produit 1 351,68 € de remboursement mensuel. L’assurance calculée sur le capital initial ajoute 67,50 € : la mensualité totale est 1 419,18 €. Avec les autres crédits, le taux d’effort est 37,36 %. Le revenu net avant impôt nécessaire pour rester à 35 % est 4 483,38 € par mois ; il manque 283,38 € par rapport au montant saisi.

La prime est ici calculée sur le capital initial, donc constante. Elle est ajoutée à la mensualité du crédit, et non au taux nominal dans la formule d’intérêts. Si votre contrat utilise le capital restant dû ou une prime qui change avec l’âge, utilisez l’échéancier proposé plutôt qu’une simple moyenne. Pour un couple, le taux saisi doit représenter le coût total des couvertures retenues.

Résultat du scénario
Le projet dépasse le scénario

Au prix de 300 000,00 €, la mensualité assurance comprise est 1 419,18 € et le test de budget utilise 1 725,54 €. Le contrôle des 35 % ne passe pas, le budget après impôt passe et l’épargne suffit. Il manque 0,00 € de cash ; le prêt souhaité dépasse le capital permis par les deux budgets de 18 869,71 €. Ce résultat ne vaut pas accord bancaire.

Quel revenu faut-il pour ce projet ?

ConditionRevenu mensuel nécessaireCe qu’il couvre
Effort à 35 %4 483,38 €Net avant impôt : prêt, assurance et autres crédits
Budget de comparaison3 525,54 €Net après impôt : mensualité au taux comparé et dépenses

Ces deux seuils ne sont pas interchangeables. Le premier inverse la limite de taux d’effort ; le second additionne vos dépenses et la mensualité comparée. Ils ne fournissent pas un salaire brut équivalent et ne calculent ni votre prélèvement à la source ni l’acceptation des revenus par la banque.

Comparer un taux plus élevé sans changer le contrat

À 5,5 %, le même prêt demanderait 1 725,54 € par mois assurance comprise. Pour payer cette somme et les dépenses déclarées, le revenu après impôt nécessaire est 3 525,54 €, soit 0,00 € de plus que votre revenu encaissé. Le solde après ces postes est 374,46 €. Ce test utilise le budget réel ; le contrôle HCSF reste calculé au taux contractuel saisi.

Pour un prêt à taux fixe, cette comparaison représente une autre offre possible au départ, pas une hausse automatique des mensualités après signature. Pour un taux variable, elle reste une approximation : plafonnement, calendrier de révision et variation de la durée ne sont pas simulés. Vous pouvez mettre la hausse à zéro pour ne conserver que le taux introduit.

L’apport doit aussi payer les frais

Pour le prix de 300 000,00 €, le prêt couvre 90 % du prix, soit 270 000,00 €. Il reste 30 000,00 € de prix à financer vous-même. La provision d’acquisition de 8 % ajoute 24 000,00 € ; les autres frais introduits ajoutent 3 000,00 €. Le total est 57 000,00 €, face à 90 000,00 € utilisables après réserve.

La part du prix non empruntée devient votre apport au logement. Sans nouveau prêt, les frais de garantie et de dossier saisis sont exclus du total ; les autres dépenses restent comptées. La provision d’acquisition correspond notamment aux taxes, à la rémunération notariale et aux débours. Les deux sommes consomment du cash, mais ne représentent pas le même type de dépense. Les frais de garantie et de dossier ne sont pas à ajouter une seconde fois si votre estimation globale les inclut déjà.

Le point de départ de 8 % est une provision pour un achat dans l’ancien, pas un barème légal. Les ordres de grandeur souvent utilisés sont 7 à 8 % dans l’ancien et 2 à 3 % dans le neuf, mais le bien, le département et le traitement fiscal peuvent changer le devis. Un logement récent revendu par un particulier n’a pas automatiquement le régime fiscal d’une première vente neuve. Remplacez le pourcentage par l’estimation de votre notaire ; cette page ne calcule pas précisément les droits de mutation.

Le pourcentage financé est aussi une hypothèse. Le modèle emprunte uniquement une fraction du prix et paie les frais en cash ; il ne simule pas un prêt couvrant également ces frais. Si les honoraires d’agence sont déjà compris dans le prix, ne les répétez pas dans les autres dépenses. Prévoyez séparément les travaux, meubles, déménagement et dépenses courantes que vous n’avez pas inclus.

Ce que change la durée

Cette comparaison conserve le même prix, le taux, l’assurance et les frais. Allonger la durée diminue la mensualité du crédit, mais augmente généralement les intérêts et la prime totale de cette assurance constante.

DuréeMensualité avec assuranceCapital permis par les budgetsIntérêts et assurance du projet
15 ans1 997,68 €178 406,70 €89 582,92 €
20 ans1 633,39 €218 196,35 €122 013,90 €
25 ans1 419,18 €251 130,29 €155 755,09 €

Sur 25 ans, le remboursement du prêt génère 135 505,09 € d’intérêts et l’assurance constante 20 250,00 €. Leur somme est 155 755,09 €, hors garantie et frais de dossier. Ces sommes ne sont pas les frais d’acquisition, et le capital remboursé ne constitue pas un coût d’intérêt.

Emprunter davantage du prix change deux contraintes

Une part financée plus importante diminue le cash à apporter, mais augmente les mensualités du projet. Les lignes ci-dessous gardent les autres chiffres : elles ne représentent pas des offres de banques et ne cherchent pas le pourcentage optimal.

Part empruntéePrêt du projetCash de signaturePrix plafondProjet au prix saisi
70 %210 000,00 €117 000,00 €228 947,37 €Dépasse le scénario
80 %240 000,00 €87 000,00 €310 714,29 €Dans le scénario
90 %270 000,00 €57 000,00 €279 033,66 €Dépasse le scénario
100 %300 000,00 €27 000,00 €251 130,29 €Dépasse le scénario

Le prix plafond dépend du scénario complet

Le plafond de prix est 279 033,66 €, limité par le taux d’effort de 35 %. À ce plafond, le prêt est 251 130,29 €, la part du prix payée vous-même 27 903,37 € et le cash de signature 53 226,06 €. La recherche conserve le pourcentage financé, la provision d’acquisition et les frais saisis.

Ce plafond est une limite calculée avec les chiffres introduits, pas un objectif de dépense. À budget égal, réduire les dépenses régulières et réduire la réserve ne jouent pas le même rôle : les premières changent les mensualités supportables, la seconde libère du cash. Gardez une réserve cohérente avec votre ménage et l’état du bien.

Ce que le calcul ne peut pas valider

Le prêteur examine le dossier, la stabilité des ressources, la solvabilité, la garantie et les conditions d’assurance. La page ne calcule pas le TAEG ni ne vérifie le taux d’usure. Le taux nominal, l’assurance et les frais ne suffisent pas à certifier qu’une offre peut être signée.

Le scénario exclut PTZ, prêts complémentaires, prêt relais, différé, mensualités à paliers, remboursement in fine, crédits à plusieurs tranches et financement de travaux. Il ne traite pas les revenus locatifs futurs ni une société comme un simple salaire personnel. Un investissement locatif demande aussi un calcul de charges, vacance et fiscalité distinct du contrôle de financement.

Comment les résultats sont calculés

Le prêt du projet est le prix multiplié par la part financée. La mensualité amortissable est calculée avec le taux nominal mensuel et le nombre de mensualités. La prime mensuelle constante est le capital initial multiplié par le taux annuel d’assurance, divisé par douze.

Le capital permis par l’effort est le budget de 35 % diminué des crédits existants, divisé par la mensualité totale d’un euro emprunté au taux saisi. Le capital permis par le budget après impôt utilise les dépenses déclarées et le taux de comparaison. Le plus petit des deux est retenu. Le plafond de prix compare ensuite cette limite de prêt avec le prix payable à partir du cash restant après les frais fixes. Les montants affichés gardent les centimes ; les calculs utilisent la précision non arrondie.

Questions fréquentes

Quel salaire utiliser pour les 35 % ?
Le contrôle utilise le revenu net avant impôt retenu pour les emprunteurs, sans revenu exceptionnel. Le budget quotidien utilise séparément le revenu après impôt. Le modèle ne transforme pas automatiquement une valeur en l’autre.
L’assurance emprunteur compte-t-elle dans les 35 % ?
Oui lorsqu’elle conditionne l’obtention du crédit ou ses conditions. Ici la prime est constante et calculée sur le capital initial. Pour deux emprunteurs, saisissez un coût total correspondant aux couvertures de chacun.
Peut-on dépasser 35 % ou emprunter sur 27 ans ?
Le modèle ordinaire n’utilise pas de dérogation. La marge de flexibilité appartient aux banques, pas au demandeur. Certaines opérations avec entrée en jouissance différée admettent jusqu’à deux ans de différé en plus ; ce cas n’est pas simulé.
Pourquoi le revenu avant impôt et le revenu encaissé sont-ils indépendants ?
Ils répondent à deux questions différentes. Saisissez vos propres montants, notamment en cas de prélèvement à la source, primes ou revenus variables. Effacer un revenu ne change pas le second champ.
Les frais d’acquisition sont-ils calculés exactement ?
Non. Le pourcentage est une provision éditable qui couvre notamment droits, rémunération notariale et débours. Remplacez-la par l’estimation correspondant au bien et au département. Garantie, dossier et autres frais sont séparés.
La comparaison de taux fait-elle monter un prêt à taux fixe ?
Non. Elle représente une autre hypothèse de financement, pas une révision automatique du contrat. Le contrôle des 35 % utilise le taux saisi ; seul le budget après impôt utilise le taux de comparaison.
Un projet qui passe sera-t-il accepté par une banque ?
Non. Le prêteur apprécie les revenus retenus, la solvabilité, la garantie, l’assurance et le coût global. Ce modèle simplifié n’inclut ni PTZ, prêt relais, différé, crédit à paliers ni remboursement in fine.